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Nicotine et surcharge pondérale

Le plus faible poids des fumeurs, ainsi que la prise de poids que l'on observe à l'arrêt du tabac, sont attribués à l'augmentation du métabolisme provoquée par la nicotine. Dans les études effectuées jusqu'à présent, la dépense énergétique était mesurée au repos (le métabolisme de repos représente 70% des dépenses énergétiques quotidiennes).
La dépense énergétique d'un fumeur au repos augmente de 5% environ. L'étude de Kenneth A. Perkins et coll., montre qu'au cours d'activités physiques usuelles (activité professionnelle, travaux ménagers, bricolage, marche...), la dépense énergétique d'un fumeur recevant 15 mg/kg de nicotine (soit une cigarette pour un sujet de 70 kg) croît dans les mêmes proportions qu'au repos. Ceci représente, par rapport au métabolisme basal, une élévation de plus de 12%.
On comprend mieux la prise de poids observée à l'arrêt du tabac. On peut en déduire que l'arrêt du tabac chez les fumeurs consommant leurs cigarettes au repos (par exemple, en prenant leur café) entraînera moins de prise de poids que chez les ex-fumeurs habitués à fumer pendant leurs activités. Cette étude a, par ailleurs, confirmé que la nicotine n'a pas d'effet à long terme sur le métabolisme: les dépenses énergétiques des fumeurs recevant un placebo sont identiques, aussi bien au repos qu'en activité, à celles du groupe témoin non fumeur.

ref: "The effect of nicotine on energy expenditure during light physical activity" - Kenneth A. Perkins & coll. New England Journal of Medecine.

La prise de poids n'est plus une excuse

Pour ceux qui arrêtent de fumer, la prise de poids moyenne serait seulement de 2 à 4 kilos et même inférieure pour la moitié d'entre eux, selon une grande étude épidémiologique publiée dans le New England Journal of Medicine.
Les changements de poids et de consommation tabagique ont été suivis chez 1885 fumeurs (748 hommes et 1137 femmes), âgés de 25 à 74 ans, pendant environ 10 ans. Certains (409 hommes et 359 femmes) se sont arrêté de fumer pendant un an ou plus.
La prise de poids après arrêt du tabac est, en moyenne, de 2,8 kg pour les hommes et de 3,8 kg pour les femmes, chiffres plus importants que ceux rapportés jusqu'à présent dans la littérature et probablement liés au plus long suivi. Seuls 9,8% des hommes et 13,4% des femmes ont pris plus de 13 kg.
La prise de poids est par ailleurs plus importante durant la deuxième année suivant l'arrêt du tabac. Reste que le poids final moyen des anciens tabagiques n'est guère différent du poids d'individus n'ayant jamais fumé de même âge et de même sexe.
Les sujets à risque de prise de poids importante sont les individus de moins de 55 ans, quel que soit leur sexe, les sujets de race noire et ceux qui fumaient plus de 15 cigarettes par jour. L'intérêt de cette grande étude longitudinale prospective est d'avoir, pour la première fois, ajusté la prise de poids liée à l'arrêt du tabac en fonction de différents facteurs dont l'âge, l'index de masse corporelle et le niveau d'activité physique.
Des études expérimentales récentes chez l'animal et chez l'homme montrent que la prise de poids liée à l'arrêt du tabac peut être contrôlée en évitant les substances sucrées (sucres rapides isolés), en pratiquant une activité physique, ainsi que par le recours à des agonistes de la nicotine ou des agents inhibant la production d'insuline et de sérotonine.