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Consommation de glucides et obésité

L'étude ASPCC présentée par le Dr Dominique Rigaud est une enquête de consommation alimentaire, menée pendant un an auprès de 1500 personnes. Elle montre, par rapport aux apports nutritionnels conseillés, que les Français ont des consommations d'énergie basses, des consommations élevées en protides et en lipides, basses en glucides, et que la part des glucides dans la ration diminue lorsque l'indice de masse corporelle augmente.
L'intérêt de l'étude ASPCC est d'être fondée sur une mesure des quantités réellement consommées et non sur des données de production ou d'achats. 1500 personnes, constituant un échantillon représentatif de la population française, ont participé à cette enquête fondée sur la méthode des carnets individuels, avec recueil de la totalité des aliments et boissons consommés chaque jour à domicile et hors domicile.
Les consommations en énergie varient selon le sexe et l'âge mais, d'une manière générale, sont basses (en moyenne de 1700 Kcal/j pour la femme et 2400 Kcal/j pour l'homme), et particulièrement chez la femme jeune, chez qui une baisse importante de la consommation en énergie survient à partir de l'âge de 13 ans.
Trop de protéines
La part des protides dans l'apport énergétique total est importante, en moyenne de 18% chez l'homme et de 18.7% chez la femme, et la même situation est observée chez l'enfant dont les consommations de protides - 3,5 g/kg de poids chez le garçon et 3,9 g/kg chez la fille entre 2 et 6 ans - sont nettement supérieures aux apports conseillés. Les apports actuels de protéines sont très largement supérieurs aux besoins réels pour la totalité des tranches d'âge, y compris pour les enfants très jeunes et il n'est pas exclu que cette sur-consommation de protides, dès l'enfance, augmente le risque de surcharge pondérale à l'âge adulte.
Trop de lipides
Les consommations en lipides sont, elles aussi, élevées, avec une moyenne de 40% de l'apport énergétique global chez l'homme et de 41% chez la femme. Les variations de consommation, avec l'âge, suivent celles de la consommation en protéine avec un décrochage entre 16 et 18 ans chez les femmes et une remontée des consommations vers 40 ans.
Peu de glucides
Les consommations en glucides, en revanche, restent nettement inférieures aux valeurs conseillées en moyenne, elles représentent (hors alcool) 41.1% chez l'homme et 39.7% chez la femme de l'apport énergétique total alors qu'une proportion de 50-55 % est conseillée.
Chez la femme, la baisse de consommation des glucides est nette à l'adolescence et ne remonte pas ensuite. Chez l'enfant, la part des glucides est plus importante et peut dépasser 50 %, voire approcher les 60 % chez les filles de 13 à 17 ans.
L'alcool reste l'apanage des hommes avec une consommation, à la quarantaine, de 40 g/j contre 13 g/j pour la femme.
A quoi tient le surpoids?
Cette enquête ne montre pas de relation entre la corpulence et l'apport énergétique total. En revanche, il existe une relation inverse entre la consommation de glucides et l'indice de masse corporelle: plus l'IMC est élevé, plus la part des glucides dans l'apport énergétique total est faible. La sédentarité croissante, la réduction en premier lieu des glucides, par les personnes qui grossissent sont peut-être des explications.
Les personnes en surpoids n'ont pas d'apports énergétiques ni d'apports en matières grasses supérieurs à ceux d'individus de poids normal; en revanche, ils ont des apports en glucides inférieurs. Une étude plus précise du type de glucides consommés serait intéressante. Peut-être certains glucides ont-ils un effet qui s'oppose à la prise de poids.
Toutes les analyses effectuées dans cette enquête ont été refaites après exclusion d'un sous-groupe de sujets (21 % de l'échantillon) suspect de sous-estimer leurs consommations.
Les résultats obtenus dans la seule population dite normo-évaluante sont comparables.

Dr Françoise BLOCH-JANIN - Unité de nutrition, hôpital Bichat, Paris.
nutrition LE QUOTIDIEN Du MEDECIN - page 6

L'étude ASPCC a été entreprise à l'initiative d'un groupement d'entreprises agro-alimentaires, productrices et utilisatrices de sucre: Association Sucre, Produits Sucrés, Communication-Consommation.
Cette étude a bénéficié du soutien de la Direction générale de l'Alimentation (DGAL) et de la collaboration du CIQUAL (Centre Informatique pour la Qualité des Aliments), de l'OCA (Observatoire des Consommations Alimentaires) et de l'IFN (Institut français pour la Nutrition).